La BCE s’y est quasi engagée : elle baissera les taux directeurs lors de sa réunion de politique monétaire de la semaine prochaine. Toute autre décision serait catastrophique pour les marchés qui anticipent de façon unanime ce mouvement. Mais quid d’après ? Les récentes sorties des différents membres de l’institution européenne appellent à la prudence et une nouvelle baisse des taux en juillet semble peu probable. Joachim Nagel, le président de la Bundesbank, considéré comme un membre hawkish de la BCE, renvoie par exemple au moins jusqu’à septembre pour une deuxième baisse. Essayons de regarder le verre à moitié plein : dans le langage retenu des banquiers centraux, un des membres les plus faucons de la BCE se risque déjà à parler du timing d’une deuxième baisse alors que la première n’est pas encore formellement actée … Si la prudence reste de mise sur notre vieux continent c’est que le retour vers une inflation à 2% n’est pas encore totalement acquis, quoiqu’en bonne voie.
D’une part, contrairement aux États-Unis, la dynamique de croissance de la zone est attendue en accélération sur l’année même si l’ordre de grandeur y est bien différent (on parle d’une croissance attendue pour cette année en zone euro de 0.7% contre 2.4% de l’autre côté de l’Atlantique). L’amélioration de la conjoncture en zone euro transparait dans la publication des indicateurs