Que le monde était sympathique lorsque l’inflation était inexistante ! Les banques centrales pouvaient se concentrer sur une hausse des prix qui n’existait pas. En France, le taux d’inflation moyen était de 1.5% de 1985 à 2019.
Par essence, le modèle de la mondialisation n’était pas inflationniste. Les pays développés voulaient produire à moindres coûts et profiter des marchés qui se développaient. Alors que dans le même temps, les pays émergents y trouvaient l’opportunité d’un essor durable.
Cette période dite de la « grande modération » était ainsi marquée par une faible volatilité du cycle économique et un taux d’inflation réduit.
Trois éléments caractérisent cette période :
1- La production manufacturière se déplace vers les pays émergents et la Chine en particulier.
2 – Les coûts de production réduits permettaient aux pays développés d’importer de la désinflation.
3 – La globalisation a été associée à un élargissement du marché du travail. Le pouvoir de négociation était alors réellement du côté des entreprises qui pouvaient menacer de produire ailleurs.
Dans ce modèle, par essence, peu inflationniste, les banques centrales ont déterminé leur stratégie sur les tensions au sein de l’appareil productif. Le graphe illustre parfaitement ce point. L’action de la politique monétaire est conditionnée par l’allure du cycle susceptible d’engendrer des tensions.
Le rôle de la cible d’inflation à 2%, élément majeur