A défaut de montrer une reprise robuste de la croissance européenne, les indicateurs d’activité du mois de janvier ont confirmé le lent redémarrage de l’activité en zone euro, l’indice composite repassant timidement en phase d’expansion après deux mois sous la zone des 50. Cette publication, légèrement au-dessus des attentes, s’explique par l’amélioration du secteur manufacturier où l’optimisme semble se renforcer. Bien que le PMI manufacturier reste encore en forte contraction, avec une nouvelle baisse des composantes emploi et nouvelles commandes, il s’affiche néanmoins à un plus haut de 8 mois. Ce rebond se matérialise également en France et en Allemagne, signe, peut-être, que le point bas de l’activité est derrière nous même si l’incertitude politique demeure (aussi bien interne aux deux principaux pays, qu’externe avec de potentiels droits de douane américains).
Cette modeste reprise ne demande maintenant qu’à être entretenue par l’assouplissement monétaire de la BCE. La première réunion de l’année, qui aura lieu cette semaine, devrait en effet acter une nouvelle diminution des taux directeurs de 25 bps. La communication des différents membres de l’institution européenne pointe dans une même direction de plus en plus dovish, et ce, même parmi les membres considérés comme plus hawkish : K. Knot (Pays-Bas) se dit par exemple confortable avec des baisses de taux lors des deux prochaines réunions quand O. Rehn (Finlande) se montre confiant sur le