On a coutume de dire que le moyen le plus sûr de faire fortune lors de la ruée vers l’or était de vendre des pelles aux orpailleurs.
Aujourd’hui, pour profiter de la ruée vers l’IA, on achète des actions de sociétés fabriquant des processeurs graphiques 3D. Mais ces « pelles » modernes ne fonctionnent pas à l’huile de coude.
Elles sont très énergivores et ne peuvent compter uniquement sur l’électricité fournie par le soleil et le vent. Elles ont en outre besoin de « bobines » de câble de cuivre à 180-360 Kilovolts, de turbines de 1 Gigawatt en quantité : beaucoup de capex et une offre très limitée qui s’ajoute à la rareté bien connue des semiconducteurs adéquats. En clair, l’IA est d’abord (très) inflationniste.
Cette inflation sera contrée par les effets déflationnistes du vieillissement de la population, a-t-on aussi coutume de dire. C’est un peu vite dit ! Le taux de participation de la tranche d’âge la plus proche de la retraite a chuté si rapidement aux Etats-Unis qu’il en est résulté un manque de main-d’œuvre brutal et important, contribuant aux hausses générales des salaires depuis la réouverture économique post Covid.
Au Japon, la croissance, même molle, se heurte à une main d’œuvre décroissante et âgée, que ne compense pas l’immigration, quasi inexistante. Les grandes entreprises et les syndicats