La semaine dernière a été consacrée à l’inflation avec la publication des prix à la consommation aux États-Unis à 3,4% sur un an en avril. C’est encourageant, mais encore insuffisant pour envisager une prochaine baisse des taux par la Réserve Fédérale américaine (Fed). Depuis des mois, le marché est focalisé sur la dynamique d’inflation.
Ce qui est frappant, c’est qu’il néglige complètement ce qui se passe sur les matières premières. Le prix du cacao a bondi de 98% depuis le début de l’année, le jus d’orange est quasiment devenu un produit de luxe, le blé renoue avec ses niveaux d’août 2023 et le cuivre a atteint la semaine passée un record historique. Il n’y a pas un facteur explicatif unique derrière ces hausses. Le rebond du blé est en partie lié au changement climatique.
Pour le cuivre, c’est un peu plus compliqué. On a tendance à croire que c’est uniquement la demande chinoise. C’est erroné. Depuis le début de l’année, se positionner à l’achat sur le cuivre est devenu un trade très consensuel sur le marché. Problème : les matières premières doivent faire l’objet d’une livraison physique. Cela implique d’avoir des stocks de cuivre ou d’être en mesure d’en produire. Or, les positions acheteuses sont bien trop importantes par rapport au cuivre disponible. Il faut donc en importer : cela accroît le coût du transport