Au Japon, les résultats du premier cycle de négociations salariales annuelles (« shunto ») ont été publiés aujourd’hui. Selon la Confédération des syndicats (Rengo), la hausse des salaires accordée s’est élevée à 5,3 % en moyenne contre 3,6 % l’année dernière. Il s’agit de la plus forte augmentation depuis 33 ans. La hausse des salaires minimum (de base) négociée pourrait atteindre 3,7 % contre 2,3 % en 2023.
Les chiffres préliminaires suggèrent que la dynamique de hausse des salaires va s’accélérer, ce qui permet à la Banque du Japon (BoJ) de franchir la prochaine étape de la normalisation de sa politique monétaire. Toutefois, ils ne sont pas suffisants pour déclencher le pivot dès la réunion des 18-19 mars :
Il ne s’agit que du premier « round » des négociations : les résultats du « shunto » sont annoncés au fur et à mesure entre mi-mars et juillet. Au cours des années précédentes, les résultats des premiers cycles de négociations avaient tendance à être supérieurs aux accords successivement annoncés ultérieurement. En effet, ils sont basés sur les négociations menées par 771 syndicats qui représentent environ 7 millions de travailleurs. Ces derniers sont issus principalement des grands groupes industriels qui ont des marges bénéficiaires plus élevées et qui peuvent in fine accorder des augmentations salariales plus importantes. En revanche, les