Les conséquences des tensions au Moyen-Orient sont, pour l’heure, toujours relativement minimes pour les marchés financiers, à l’instar, par exemple, du prix du baril qui n’a pas réagi outre mesure. Pourtant, l’attaque historique de l’Iran sur Israël pouvait logiquement faire craindre le pire. En effet, comme nous l’écrivions dans notre dernier rendez-vous du lundi, si l’attaque iranienne semblait plus « de façade » qu’autre chose et avoir été menée en prenant le soin de prévenir la cible et ses alliés, la vraie interrogation résidait dans la réponse israélienne, la doctrine stratégique de l’état hébreu étant de ne jamais laisser le dernier mot à l’ennemi. Si Israël a suivi sa doctrine, la riposte effectuée, contre l’avis des Américains, a donc été faite de manière à éviter une nouvelle escalade des tensions. « L’incident » semble donc clos, les Iraniens minimisant dans le même temps l’impact de la réponse israélienne qui avait été soigneusement ciblée et mesurée.
Pas de quoi néanmoins donner du baume au cœur des marchés financiers, qui après un bon début d’année, cherchent des raisons pour consolider. Les tensions géopolitiques et l’augmentation récente des taux n’y faisant rien, Jerome Powell est donc venu mettre son (petit) grain de sel. Après le pivot dovish de décembre, voici le pivot hawkish d’avril… Le président de la Fed a, en effet, indiqué que les récents chiffres d’inflation aux États-Unis n’avaient