Nouvelle semaine de patience et de fébrilité pour les marchés, dans l’attente de la fameuse date du 6 juin… Car il s’agira bel et bien d’une date clé pour les marchés puisqu’il pourrait – ou devrait suivant les points de vue – s’agir de la première baisse de taux depuis 8 ans et du premier passage d’une politique significativement restrictive à une politique plus accommodante depuis 2008, comme en témoigne le graphique ci-dessous :
Evolution du taux d’intérêt des opérations principales de refinancement BCE
(Sources : Bloomberg, Octo AM)
Dans ce contexte, peu de mouvements et de tendance se dégagent, l’essentiel des intervenants ayant pris une première partie de positions, a fortiori sur l’obligataire, entre mi 2023 et début 2024, et attendent d’y voir plus clair pour passer à une seconde étape d’allocation. Une baisse des taux directeurs pourrait notamment entraîner des sorties significatives des fonds monétaires, qui avaient beaucoup collecté du fait de la courbe inversée et de leur rapport rendement/risque tout à fait favorable, mais dont la rentabilité est directement indexée sur les taux courts. Ceci se traduirait sans doute par des flux vers des actifs obligataires plus long terme, compensant ainsi largement :
Les refinancements corporates Les besoins d’émissions des Etats Européens Les débouclements spéculatifs faisant le pari de cette baisse de taux.
Ainsi, nous expliquions