Alors que les perspectives d’un assouplissement monétaire de la part de la Fed devenaient de plus en plus lointaines, nous avons enfin eu quelques éléments de réponse la semaine dernière. Alors oui l’institution n’a pas dévoilé d’évolution de ses dot plots (ce qui est normal car son actualisation est trimestrielle) mais le ton employé était en lui-même assez parlant. Outre les taux directeurs qui ont été maintenus inchangés pour le 6ème mois consécutif, ce qui était attendu, J. Powell a pris acte des difficultés rencontrées pour éradiquer l’inflation sans pour autant s’en alarmer. Ainsi, si certains craignaient un virage plus hawkish, cela n’a pas été le cas, et le président de la Fed a même clairement indiqué qu’une hausse des taux directeurs est « peu probable » à ce stade. Pour J. Powell, la politique monétaire actuelle devrait ainsi être suffisamment restrictive afin de permettre à l’inflation de revenir vers 2%, laissant la porte ouverte à une ou plusieurs baisses de taux en 2024. Ces dernières pourraient d’ailleurs arriver plus vite que prévu au vu des récentes statistiques. Après la croissance du PIB du premier trimestre la semaine dernière, c’est au tour des indices ISM de décevoir et cette fois l’activité se contracte aussi bien coté manufacturier que services. L’indice ISM des services qui est ressorti à 49,4 contre 52 attendu, n’avait pas été en