“Ecouter la radio, boire du gin, danser sur du jazz… retourner aux bonnes vieilles théories de l’économie et de la prospérité basées sur l’épargne et le travail”… “et détourner les yeux des prix des actifs financiers quand il le faut”… tel était le conseil de l’un des plus célèbres membres de JPMorgan, Russel Leffingwell, donné au Président américain au lendemain de la crise de 1929. Dans les krachs boursiers comme dans les phases d’euphorie, savoir porter le regard au-delà du ticker défilant en se concentrant sur un travail rationnel de valorisation peut être salvateur pour l’investisseur qui manquerait de paniquer à la baisse… ou à la hausse…
Et si les marchés européens s’étaient comportés de façon plus rationnelle que d’habitude ?
Pour une fois, la performance de l’eurostoxx50 devance de quelques pas celle du S&P500. Raisonnable, à 14 fois les résultats des 12 prochains mois, la valorisation en ligne avec sa moyenne 10 ans rassure par rapport à celle du S&P500 (22 fois les BPA). Le rendement du dividende deux fois supérieur (3,2%) et les programmes de rachats d’actions compensent une croissance moins séduisante des bénéfices. 24 ans après la bulle Interne, l’Eurostoxx franchit à nouveau les 5000 points. Le plafond de verre et puit gravitationnel des 3000 points du célèbre “Whatever it takes” de Super Mario Draghi est désormais