Depuis plusieurs mois, l’attention des marchés est focalisée sur l’inflation dans les services aux Etats-Unis, dernier rempart aux baisses de taux de la Fed. Au risque de sous-estimer l’impact du rebond des matières premières.
Alors que pendant la période Covid et post-Covid, la pression haussière sur les prix est arrivée par le biais des matières premières et des biens, ces thèmes ne constituent plus vraiment un stress pour les investisseurs : l’énergie contribue négativement à l’inflation depuis de nombreux mois et la contribution des biens à l’inflation est résiduelle.
Seule l’inflation dans les services attire vraiment l’attention, inflation dans les services régulièrement citée par les membres de la Fed ou encore de la BCE.
Pourtant un mouvement s’est mis en route depuis quelques temps : le rebond des matières premières. Un rebond notamment catalysé par la dynamique industrielle en Chine et les anticipations d’une amélioration de l’activité industrielle en Allemagne avec la rechute des prix du gaz naturel, de retour sur les niveaux pré-Covid et invasion de l’Ukraine.
Si l’on prend un indice synthétique de matières premières (métaux, énergie, agriculture) comme le Bloomberg Commodity Index, on note une progression de plus de 5% depuis février.
En parallèle de ce rebond des matières premières, on relève également un rebond plus important que prévu des prix à la production aux Etats-Unis (1.6%