Etonnement prévisible. Voici l’oxymore qui résume bien la posture de Donald Trump vis à vis de l’OPEP* quand on lit la dépêche suivante : « TRUMP SAYS WILL ASK OPEC TO LOWER OIL PRICES ». Certains y verront même une provocation, quand on sait que l’organisation a réduit volontairement ses quotas de production depuis deux ans pour soutenir les prix…
L’objectif affiché du nouveau président est de faire baisser les prix à la pompe pour satisfaire ses électeurs dont le mécontentement face au choc inflationniste a provoqué le red sweep. L’équation de l’Arabie Saoudite est aux antipodes de ce raisonnement, comme nous le rappelle la professeure en économie politique Helen Thompson dans son ouvrage retraçant les destins mêlés de l’énergie et des politiques économiques ** : « Mohamed Ben Salmane, qui allait bientôt devenir prince héritier, a annoncé un plan visant à mettre fin à ce qu’il a appelé la dépendance vis-à-vis du pétrole ». Résultat, les grands projets de transition ont fait monter significativement le point mort fiscal du royaume wahabite (90$/b selon les analystes de Berstein). Trump a beau être laudatif à l’égard de MBS, il en faudra plus pour qu’il renonce à sa rente pétrolière.
Les stratèges en négociation conseillent de trouver un intérêt commun partagé (ICP) quand une situation de bras de fer se présente. On a du mal à l’identifier dans la