Après une semaine relativement calme sur le front des données macroéconomiques, les banques centrales vont faire, cette semaine, leur retour dans le jeu à partir de ce jeudi. La BCE tient, en effet, sa première réunion de l’année et sera suivie par la Fed la semaine prochaine. Si les pronostics des investisseurs en matière de baisses de taux sont toujours en décalage par rapport aux anticipations des banques centrales (cf. notre dernier rendez-vous du lundi), les diverses sorties de banquiers centraux, de part et d’autre de l’Atlantique, ont eu tendance à légèrement tempérer les ardeurs des investisseurs les plus optimistes, ce qui explique en partie la progression des taux d’intérêt depuis le début de l’année. Comme nous avons déjà eu l’occasion de l’exprimer notamment dans nos publications hebdomadaires, sans remettre en cause la désinflation et les baisses de taux qui surviendront, toutes choses égales par ailleurs, dès cette année, dans le cas d’un scénario de soft landing, un assouplissement monétaire dès le mois de mars paraît néanmoins exagéré.
Aux États-Unis, le marché semble ainsi avoir revu dans le temps la première baisse de taux directeur de la Fed de mars à mai. Il faut dire qu’avant leur période