Personne n’aurait voulu être à la place de J. Powell mercredi dernier. Il s’en est néanmoins bien sorti. Il a catégoriquement exclu une hausse des taux qui était envisagée il y a encore quelques jours de cela par 30% des opérateurs des marchés boursiers. Il a confirmé qu’une baisse des taux est toujours sur la table mais qu’elle surviendra beaucoup plus tard que prévu. C’était prévisible. Les statistiques des dernières semaines mettent en évidence que l’inflation est toujours un casse-tête outre-Atlantique. Juste un chiffre : : l’inflation super core, qui mesure l’inflation dans les services hors alimentation, énergie et logement, progresse et se rapproche de 5% de nouveau. En même temps, il a envoyé des signaux au marché monétaire en réduisant le rythme de réduction du bilan de la Fed à partir du 1er juin. Le quantitative tightening va passer de 60 milliards de dollars à 25 milliards de dollars. C’est nécessaire afin de garantir de bonnes conditions de refinancement et d’éviter un accident financier.
Les contrats à terme sur les taux d’intérêt prévoient désormais une seule réduction des taux en 2024 lors de la réunion de novembre de la Fed. Cette anticipation va évoluer en fonction des prochaines statistiques. Ce qui est certain, c’est le découplage monétaire à l’œuvre entre les États-Unis et le reste du monde. Ce n’est jamais