Dans le monde des dérivés, on distingue les options d’achat européennes (call) des américaines.
Les premières ne sont pas exerçables avant la date de maturité. Les secondes, fidèles à l’American Way of life, peuvent -être appelées tout au long de la vie du produit. Rien n’étant gratuit sur les marchés, y compris la liberté, une option américaine est donc généralement plus chère. L’acheteur d’un call ne doit pas oublier qu’il doit s’acquitter du prix de la dispersion du champ des possibles. Plus les anticipations de volatilité sont élevées, plus chère est la prime à verser au vendeur de l’option.
Les indices Vix et Vstoxx nous indiquent quel est, à l’instant “t”, le prix de marché de la volatilité attendue au cours des 3 prochains mois pour le S&P500 et l’Eurostoxx 50. Depuis des niveaux extrêmement bas atteints autour de la mi-mai (12%), ces “indices de la peur” remontent de deux points sur la semaine. Simple normalisation ? Ou début de la fin de la complaisance des marchés à l’égard des risques ?
Les investisseurs ont réussi à détourner leur regard de l’incapacité américaine à contrôler la doctrine militaire israélienne. Ils ignorent le risque croissant de voir l’Ukraine tentée d’activer l’implication de l’OTAN, en réponse au changement de position récent de la Russie, à savoir l’ouverture de Poutine à un cessez le