En baissant ses taux de 0,25%, faisant notamment passer le taux de dépôt de 4,00% à 3,75%, la BCE a confirmé jeudi 6 juin les pré-annonces effectuées par la quasi-totalité des membres de son comité de politique monétaire au cours des dernières semaines.
La BCE a toutefois relevé de 0,2% son objectif d’inflation sous-jacente pour 2025 et repoussé d’un trimestre (à fin 2025) le moment où elle pense ramener l’inflation à sa cible. Dans son discours, Christine Lagarde a également insisté sur le fait qu’il s’agissait surtout d’un « ajustement à la baisse du caractère restrictif de la politique monétaire », plutôt que du début d’un cycle d’assouplissement monétaire.
Le communiqué de la BCE a également insisté sur le fait que la BCE ne s’engageait pas à l’avance sur une trajectoire de taux, reprenant une expression fréquement utilisée par Jean-Claude Trichet, un peu moins par Mario Draghi, attaché à la « forward guidance ». L’approche de la BCE dépendra des données et la politique monétaire devrait rester restrictive pour un certain temps.
Notre analyse
On retiendra du discours de Christine Lagarde que la BCE juge les taux actuels comme très supérieurs au taux « neutre » pour l’activité et l’inflation. Toutefois, si l’activité continue de se redresser dans les prochains mois, cela pourrait remettre en question cette situation, d’autant plus que le deuxième volet