Le scénario d’une reprise économique européenne accompagnée d’un assouplissement monétaire prend forme progressivement. Le segment des petites et moyennes valeurs pourrait en profiter.
Alors que les tensions entre Israël et l’Iran renchérissent les prix du pétrole et provoquent des prises de profits sur les marchés financiers, un des problèmes de l’économie mondiale – la stagnation européenne – semble enfin en voie d’amélioration. Selon les enquêtes publiées par S&P Global, le PMI composite de la zone euro est repassé au-dessus de 50 au mois de mars et continue de rattraper son retard par rapport au reste du monde (graphique 1).
L’amélioration du pouvoir d’achat – confirmée par les bons chiffres d’inflation du mois de mars –, l’épuisement de la dynamique négative de déstockage industriel et la sagesse des prix du gaz naturel comptent parmi les facteurs de soutien à la reprise du climat des affaires. Celui-ci reste cependant très disparate. En partie aidés par le plan d’investissement européen décidé pendant le Covid, les pays du Sud se redressent nettement, alors que l’Allemagne et la France restent à la traine (graphique 2). Le resserrement de la politique budgétaire est une des raisons pour lesquelles l’économie a plus de mal à repartir en France et en Allemagne. Cette contrainte devrait contribuer à aider la BCE à s’engager sur la voie de la