Alors que la semaine dernière a débuté sous le signe de l’inquiétude face aux annonces de Donald Trump sur les tarifs douaniers, les marchés ont finalement su absorber ces tensions et se tourner vers des perspectives plus optimistes.
Le concept de « piège de Thucydide », bien connu en relations internationales, nous éclaire sur la stratégie de Donald Trump. Bien qu’entrecoupé par des saillies plus ou moins drôlatiques voire des dérives dont lui seul a le secret, le fil conducteur de la guerre commerciale lancée tous azimuts par le président américain est simple : soumettre ses alliés (cf. le sort réservé aux membres de l’ACEUM) et dépasser la Chine notamment dans les domaines de haute technologie (IA, computation quantique…) en parvenant, si possible, à tuer sa compétitivité internationale (d’abord sur le terrain des droits de douane pour lutter contre la structure chinoise de bas coûts et de dumping social et, si possible, sur le terrain monétaire, à l’instar de ce que les USA ont fait au Japon en 1985). Pour décrypter (et relativiser) les sorties de Donald Trump sur la sphère économique et financière, il convient de prêter l’oreille à son Secrétaire du Trésor, Scott Bessent, un émule bien connu de George Soros, qui résume parfaitement la tactique de négociation de Donald Trump : « My general view is that at the end of the day, he’s a free trader. It’s escalate to de-escalate. ».
Dans ce