La récente révision à la baisse des perspectives de croissance en zone euro par la Commission européenne il y a quelques jours ne plaide pas en faveur de ce scénario : l’institution estime que la croissance européenne sera de 0.8% cette année contre une estimation précédente de 1.2%. Légère révision aussi pour 2025 avec une estimation à 1.5% versus 1.6% estimés en novembre dernier.
La bonne nouvelle en revanche est que les perspectives d’inflation sont aussi revues à la baisse à 2.7% pour 2024 contre une prévision de 3.2% en novembre, la Commission estimant que la pression sur les prix ne sera plus que de 2.2% en 2025, proche de l’objectif de la BCE.
L’Allemagne devrait continuer de sous-performer cette année avec une croissance attendue de seulement 0.3%, après une contraction de 0.3% l’année dernière.
Cet environnement de faible croissance mais avec une pression sur les prix qui diminue offre l’environnement idéal pour des baisses de taux de la part de la BCE. On sent dans les derniers discours de Christine Lagarde et d’autres membres de la BCE que c’est surtout la pression sur les salaires qui empêche l’institution monétaire de baisser les taux (et probablement aussi le fait que la Réserve Fédérale ne montre pas de signe d’imminence de baisse de taux) mais il serait toutefois étonnant qu’une première