Nombre d’investisseurs hésitent encore à investir sur le marché européen des actions du fait d’un contexte économique local peu porteur. Le plus souvent mondialisées, les entreprises européennes cotées en bourse présentent pourtant un profil valorisation-risque attractif, avec des perspectives en amélioration, y compris pour les plus domestiques.
Encore traumatisée par l’impact du choc énergétique de 2022 sur l’industrie et le pouvoir d’achat, l’Europe souffre d’une stagnation économique peu enviable. Cette atonie se traduit en bourse par une forte décote des entreprises européennes cotées (graphique 1).
Sur la base des indices équipondérés – qui permettent des comparaisons moins biaisées par les différences de compositions sectorielles – la décote des actions de la zone euro par rapport au reste du monde atteint désormais 25%, contre 10% historiquement. Cette prime nous semble exagérée pour plusieurs raisons.
En premier lieu, l’essentiel de la capitalisation boursière européenne est constitué de grandes sociétés multinationales souvent à forte croissance qui ne souffrent que modérément de la situation locale. En moyenne pondérée, l’Europe représente moins de 40% du chiffre d’affaires des sociétés de l’Euro Stoxx 50, contre 21% pour l’Amérique du Nord, 27% pour l’Asie-Pacifique (Chine incluse) et 15% pour les pays émergents (graphique 2).
Hors financières, l’exposition à l’Europe tombe même à seulement 30%. Constitué en majorité de belles valeurs de croissance mondialisées, l’indice Euro