Après un début d’année haussier sur les taux d’intérêt, dans le sillage du recalibrage des anticipations des investisseurs sur le calendrier de baisse de taux directeurs des deux principales banques centrales, la tendance s’est (enfin) un peu inversée la semaine dernière. Christine Lagarde, dans le cadre de la réunion de politique monétaire de la BCE, et Jerome Powell, qui s’exprimait devant les membres de la commission des services financiers de la chambre des Représentants, ont, tous deux, retrouvé des élans de discours colombe. Si, de part et d’autre de l’Atlantique, les dynamiques économiques et d’inflation restent totalement différentes, aussi bien Christine Lagarde que Jerome Powell arrivent aux mêmes conclusions : (i) ils ont de plus en plus confiance dans le recul de l’inflation vers la cible des 2% ; (ii) ils attendent néanmoins encore quelques données macroéconomiques pour valider totalement leur scénario ; (iii) une fois celui-ci certain, ils agiront avant que l’inflation n’atteigne les 2% et (iv) cela aura lieu cette année ! Comme on peut s’en douter, les marchés de taux ont apprécié ce concerto dovish.
Du côté de la BCE, l’institution européenne était plus attendue sur la révision trimestrielle de ses prévisions économiques que sur ses décisions de politique monétaire qui sont restées, comme attendu, inchangées. L’ajustement du scénario macroéconomique va clairement dans le sens d’une baisse des