Fidelity rappelle les trois principes clés pour investir en période de turbulences
Patrimoine 24 – 30 juin 2025
Points clés :
Bien qu’un tiers des investisseurs français (34 %) se disent optimistes quant aux perspectives sur les marchés financiers, 52 % envisagent de réduire leurs investissements dans les 12 prochains mois, invoquant principalement l’incertitude des marchés et les tensions géopolitiques.
Face à un environnement macroéconomique incertain, l’étude montre que les investisseurs privilégient majoritairement leur marché domestique
Fidelity rappelle les trois principes clés pour investir en période de turbulences
L’année a été difficile pour les investisseurs, notamment en raison des tensions géopolitiques qui alimentent un climat d’incertitudes. Pourtant, malgré une volatilité accrue à l’échelle mondiale, les investisseurs français sont davantage optimistes que pessimistes quant à l’évolution des marchés boursiers, selon les derniers résultats de l’étude menée par Fidelity International (« Fidelity »).
Dans le cadre de son enquête européenne sur le sentiment des investisseurs, Fidelity a interrogé 1.000 particuliers en France afin de mieux comprendre leurs comportements. Il en ressort que 34 % d’entre eux se disent confiants dans l’évolution des marchés actions pour les 12 prochains mois, encouragés peut-être par le récent rebond qui a suivi le fort repli ayant succédé au « Liberation Day ». Par ailleurs, 35 % anticipent une stabilisation des marchés. 26 % restent néanmoins pessimistes sur les perspectives.
La confiance à court terme mise à mal
Interrogés sur l’évolution possible de leur comportement dans l’année à venir, 52 % des répondants indiquent qu’ils comptent réduire leurs investissements. L’incertitude des marchés et les préoccupations liées aux conséquences des tensions géopolitiques sur leurs placements sont les raisons les plus fréquemment citées. En moyenne, les investisseurs prévoyant de réduire leurs investissements estiment qu’ils investiront un peu plus de 4 000 euros de moins au cours des 12 prochains mois.
Jean-Denis Bachot, directeur de la région Ouest chez Fidelity International, commente : « Investir peut paraître inconfortable dans un contexte de fluctuations quasi quotidiennes. Pourtant, la volatilité est une composante naturelle et inévitable des marchés. Les corrections peuvent même offrir des opportunités intéressantes à ceux qui investissent dans une optique de long terme. Rester investi au sein d’un portefeuille diversifié permet de tirer parti des différents cycles de marché. »
Des réactions mesurées face à la volatilité
Face à cette volatilité accrue, 32 % des investisseurs déclarent avoir sollicité un conseiller financier, préférant un accompagnement professionnel à une réaction impulsive. Par ailleurs, 41 % estiment que les fluctuations n’influencent pas leur comportement, affirmant rester fidèles à leur stratégie de long terme. Enfin, 14 % indiquent avoir plutôt tendance à renforcer leurs positions durant les périodes de volatilité, appliquant la stratégie du « buy the dip », c’est-à-dire d’acheter au creux de la vague.
Dans l’ensemble, les résultats montrent que les investisseurs français sont plutôt disciplinés. Si beaucoup gardent leur cap, d’autres adaptent prudemment leur stratégie ou font appel à un expert – illustrant une prise de conscience croissante des bénéfices d’une vision de long terme.
Une préférence marquée pour le marché domestique et les crypto-actifs
Plus d’un tiers (36 %) des investisseurs français disent privilégier les actifs français comme opportunité d’investissement pour le reste de l’année. L’Europe arrive en deuxième position (20 %), suivie par les États-Unis (15 %). En termes de classes d’actifs, les actions sont privilégiées (36 %), suivies par l’immobilier (16 %). Fait notable, 16 % des répondants mentionnent les crypto-actifs comme une opportunité d’investissement pour l’année à venir, confirmant l’intérêt croissant pour cette classe d’actifs.
Graph 1 : Selon vous, quels marchés offrent des opportunités d’achat pour l’année à venir ?

« Ces informations ne doivent pas être considérées comme un conseil en investissement ou une recommandation et ne constituent pas une sollicitation d’achat ou de vente de titres, de parts de fonds ou de services. L’investissement comporte des risques, notamment des risques de marché, politiques, de liquidité et de change. Les performances passées ne constituent pas une garantie ni une indication des résultats futurs. »