Par Auris Gestion
Pour ceux qui, comme nous, attendaient de la réunion de politique monétaire de la BCE de la visibilité sur son rythme futur de baisses de taux directeurs, c’est, encore une fois, loupé.
Comme cela était largement attendu, la BCE a abaissé le taux de dépôt de 25 bps pour le porter à 3.5%. Comme elle l’avait annoncé en mars dernier, l’institution européenne a également profité de cette réunion pour réduire le « corridor » entre ses différents taux directeurs. Le taux marginal et le taux de refinancement ont ainsi été abaissés de 60 bps. Cette « modification du cadre opérationnel » n’a que peu d’impact immédiatement, si ce n’est réduire la potentielle volatilité des taux monétaires (Euribor, €STR) et mieux contrôler le marché court terme. Cette décision est également un « ajustement préventif » : pour l’heure le taux de dépôt reste le principal instrument de politique monétaire de la BCE car les banques de la zone détiennent 3 000 milliards d’euros de liquidités excédentaires depuis les injections massives réalisées pendant la période Covid. Néanmoins, ces liquidités excédentaires sont amenées à se résorber, conduisant les banques à emprunter de nouveau à l’avenir, ce qui devrait permettre de rétablir le taux de refinancement comme taux de référence de la banque centrale.
Côté perspectives, ce n’est pas beaucoup plus