Le risque de choc et l’ampleur potentielle de ses impacts augmentent. Si l’optimisme des investisseurs persiste, la probabilité d’une correction des marchés deviendra significative, notamment compte tenu de leur forte sensibilité aux conditions financières. Dans les années 1990, l’ouverture des États-Unis à l’immigration et la déréglementation financière ont favorisé l’expansion de son modèle néolibéral, revitalisé une décennie plus tôt. La hausse de la demande et de la productivité qui en a résulté a soutenu durablement ses performances économiques. Cependant, ce modèle repose sur des dynamiques intrinsèquement divergentes. Pour maintenir la confiance nécessaire à son fonctionnement, il dépend de plus en plus des marchés financiers. Bien que ce modèle reste performant, il engendre également des déséquilibres susceptibles de provoquer des perturbations. La confiance dans l’économie américaine demeure forte, et les perspectives de croissance de la productivité et des salaires réels devraient continuer à soutenir l’expansion de l’activité cette année. La nouvelle administration, avec son programme ambitieux, devrait être pragmatique et tirer parti de ces atouts. Les marchés financiers partagent généralement cet optimisme, mais leurs conclusions restent incohérentes. Le dollar, les taux d’intérêt et les actions ne peuvent pas tous progresser simultanément. Selon les priorités de la politique de l’administration Trump et les réactions des partenaires commerciaux, au moins l’une de ces classes d’actifs devra s’ajuster. Contrairement aux quatre dernières années, les