Les prévisions des professionnels de marché Janvier 2026 – Le Cercle de l’épargne

Retour sur 2025 et perspectives pour 2026

Le Cercle de l’épargne, 13/01/2026

Pluie de records pour les marchés en 2025

Les marchés financiers ont fêté dignement la fin de l’année 2025. Cette dernière aura été contre toute attente un excellent cru marqué par une pluie de records pour les indices actions ainsi que pour l’or et de nombreux autres métaux. Cette série de sommets inquiète néanmoins en raison de leur ampleur : la crainte d’une bulle liée à l’intelligence artificielle est fréquemment avancée, mais malgré tout, l’optimisme demeure pour le moment de mise pour 2026.

Le CAC 40 positif, mais à la traîne

Après avoir perdu 2,14 % en 2024, le CAC 40 s’est apprécié, en 2025, de 10,42 %. Ce résultat positif est intervenu malgré un contexte politique toujours des plus complexes et des répercussions de la politique douanière américaine. Si, au mois d’octobre dernier, le CAC 40 a battu son record du 10 mai 2024 (avant la dissolution), il reste cependant largement à la traîne des autres grands indices boursiers. Le poids du secteur du luxe, exposé aux guerres commerciales, et la situation financière de la France expliquent le retard pris par le CAC 40 par rapport aux autres grands indices européens.

Cercle de l’Épargne

 

La Bourse de Francfort a connu, en 2025, la plus forte progression, +22 % sur un an pour l’indice DAX. Ce dernier devance son homologue britannique, le Footsie 100, qui gagne plus de 21 %. L’Euro Stoxx 50 a progressé, de son côté, de 18,3 % sur l’année écoulée. Le Stoxx Europe 600 est à +16,6 %, soit à peu près la même performance que le MSCI Europe (+16,4 %).

Le marché américain a encore surpris par son dynamisme. Avec l’engouement pour l’IA, l’indice Nasdaq a gagné sur l’année plus de 20 %. Le S&P 500 s’est apprécié de 17 % et le Dow Jones de 13 %.

Cercle de l’Épargne

 

Des taux obligataires en hausse et dégradation de la note de la France

L’année 2025 a été marquée par une nouvelle dégradation de la note de la France, en lien avec le taux d’endettement public qui n’en finit pas de progresser.

Fitch Ratings a abaissé la note de la France le 12 septembre 2025 de AA- à A+. Standard & Poor’s (S&P Global Ratings) a, de son côté, le 17 octobre 2025, réduit la notation de la France de AA- à A+, invoquant l’incertitude persistante sur la consolidation des finances publiques malgré la présentation du projet de budget. Moody’s n’a pas dégradé la note souveraine de la France en 2025. Le 24 octobre dernier, l’agence a maintenu la note Aa3, mais l’a placée sous perspective négative.

Dans ce contexte, l’écart de taux entre l’Allemagne et la France s’est accru, passant de 50 à 70 points de base. L’accroissement du spread s’est inscrit dans un mouvement de hausse des taux obligataires en Europe, en raison de l’augmentation des besoins de financement public. À la France – premier émetteur de titres publics en Europe – s’ajoute désormais l’Allemagne qui a abandonné sa règle de frein budgétaire et qui a adopté un plan de relance de plus de 500 milliards d’euros. Le taux de l’OAT de l’État en France a augmenté de 70 points de base et son équivalent allemand de 60 points de base. À dix ans, l’État a, en 2025, emprunté, en France, en moyenne, à 3,6 % et l’Allemagne à 2,7 %.

Le dollar en baisse

Le dollar poursuit son mouvement de baisse, pour le plus grand plaisir de Donald Trump. Les menaces sur l’indépendance de la banque centrale américaine, la baisse des taux directeurs de cette dernière et, plus globalement, la politique du président américain ont contribué à la baisse du dollar. Les investisseurs étrangers ont réduit leur exposition en dollars, même si la monnaie américaine demeure de loin la première devise de réserve. Le dollar a perdu 13,23 % depuis le début de l’année face à l’euro, ce qui améliore la compétitivité des produits américains. Pour les Européens, cette dépréciation du billet vert allège la facture énergétique, d’autant plus que le cours du pétrole est orienté à la baisse.

Le pétrole en recul

Sur fond de ralentissement de la croissance mondiale, de montée en puissance des énergies renouvelables et d’augmentation de la production, en lien avec la fin de l’accord de régulation de l’offre de l’OPEP+ en vigueur depuis 2020, le cours du baril de pétrole a baissé au cours de l’année 2025. Le baril de Brent s’échangeait le 31 décembre à 61,23 dollars, en baisse de 17 % sur un an. Cette diminution est une bonne nouvelle pour les pays européens qui, depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, sont handicapés par une énergie chère.

Or, argent, cuivre, platine : toujours plus haut

L’or défie les pronostics en ayant atteint plus de 4 500 dollars l’once le 26 décembre, avant de baisser à nouveau dans les derniers jours de l’année. Sur un an, l’once a gagné plus de 65 %. Sur trois ans, la hausse est de plus de 137 %.

La hausse du cours de l’or s’explique par la baisse des taux directeurs américains et par le caractère imprévisible de Donald Trump. Les pays émergents et en développement réduisent leur exposition au dollar. La crainte d’une remise en cause de l’indépendance de la banque centrale américaine contribue à la hausse du métal précieux.

L’argent fait encore mieux, avec un gain avoisinant 150 %. Il faut remonter au choc pétrolier de 1979-1980 pour retrouver des progressions comparables.

Le platine a, lui aussi, enregistré un sommet historique au cours de la semaine, tandis que le cuivre a franchi les 12 000 dollars la tonne, sur fond de crainte d’un marché mondial plus tendu à l’horizon 2026.

Un bitcoin entre deux eaux

Le bitcoin apparaît comme le grand perdant de l’année, avec un recul de plus de 6 % depuis janvier et de près de 20 % sur le dernier trimestre. L’essor des « stablecoins », adossés à des devises réelles comme le dollar ou l’euro et jugés moins volatils, se développe au détriment du bitcoin.

Et pour 2026…

L’art de la prévision est, surtout en matière financière, un exercice périlleux. Les krachs se font un malin plaisir à survenir lorsqu’ils ne sont pas attendus…

Des actions encore en hausse, mais attention à la bulle IA

Pour 2026, de nombreux experts anticipent néanmoins une nouvelle année de forte appréciation des actions, portée par l’engouement persistant pour l’intelligence artificielle et, en Europe, par le plan de relance allemand. L’espoir d’une paix en Ukraine alimente également l’optimisme ambiant. Toutefois, l’IA prend de plus en plus les traits d’une bulle, avec des investissements colossaux dont la rentabilisation suppose l’émergence rapide de gains de productivité substantiels. Le réalisme pourrait, à un moment ou à un autre, reprendre ses droits, avec à la clé soit un atterrissage brutal, soit un dégonflement progressif.

Malgré ces craintes, les investisseurs prévoient une hausse des indices actions comprise entre 8 et 15 % pour 2026…

 

Ces informations ne doivent pas être considérées comme un conseil en investissement ou une recommandation et ne constituent pas une sollicitation d’achat ou de vente de titres, de parts de fonds ou de services. L’investissement comporte des risques, notamment des risques de marché, politiques, de liquidité et de change. Les performances passées ne constituent pas une garantie ni une indication des résultats futurs. 

Partager :

Vous souhaitez mieux comprendre le monde de la Finance  et de l’investissement  Nous vous proposons de nombreuses ressources au travers d’outils, de guides et de tutoriels pédagogiques.

Vous envisagez d’investir pour vous constituer une épargne financière et devenir un investisseur innovant, responsable et engagé ! Nous vous aidons à vous poser les bonnes questions : vos objectifs, votre horizon d’investissement, vos ressources, votre âge et votre sensibilité au risque.

Ne soyez plus seul face à l’investissement ? Venez échanger avec une communauté d’investisseurs engagés et témoigner de votre expérience en matière d’investissement.

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir notre newsletter mensuelle.