Par Auris Gestion
Seulement 5 semaines après sa dernière réunion, la BCE a, sans surprise, acté une nouvelle baisse de ses taux directeurs la semaine dernière, portant ainsi, notamment, le taux de dépôt à 3.25%. Si cette décision était très largement attendue, comme en témoigne le peu de réaction des marchés financiers, elle n’allait pourtant pas nécessairement de soi à la sortie de la réunion de politique monétaire de septembre dernier. Pour mémoire, de l’aveu même de Christine Lagarde, il était peu probable que les membres de la BCE baissent les taux en octobre car trop peu de nouvelles données seraient disponibles. Mais des chiffres d’inflation plus bas que prévus et une consommation européenne qui peine à repartir ont donc eu raison des (derniers) membres les plus hawkish de l’institution européenne.
Comme nous le mentionnons depuis quelques mois maintenant, la prudence extrême dont fait preuve Christine Lagarde à s’engager dans un processus clair de baisse des taux ne nous semble pas justifiée, notamment au regard de la faiblesse de la croissance européenne et des marges de manœuvre dont elle dispose avec des taux directeurs en territoire plus que restrictif. Bien que la présidente de la BCE semble infléchir son discours vers un ton plus accommodant, la frilosité dont elle fait preuve en s’enfermant dans la « data dependence » interpelle, d’autant que cette « data dependence » pourrait