Ce mois-ci, les actions américaines et européennes défient l’appel historique à « vendre en mai et partir », le Dow Jones affichant sa plus longue série de victoires depuis décembre, le S&P 500 annulant la quasi-totalité des baisses enregistrées en avril et l’Eurostoxx 50 étant en hausse depuis le début du mois (avec notamment un record historique du Cac40). « Vendre en mai » est une stratégie de Wall Street qui encourage les investisseurs à se débarrasser des actions à la fin du mois d’avril, à se réfugier dans les liquidités ou les actifs à revenu fixe (les obligations), et à revenir sur les marchés des actions plus tard dans l’été. Bien qu’elle soit facile à retenir en raison de son slogan rimé, cette phrase n’a pas vraiment été une tactique très efficace.
Les données de la Deutsche Bank ci-dessous montrent que la détention de l’indice de référence S&P 500 de la fin avril au début septembre a généré des rendements très similaires à ceux d’une stratégie de « vente en mai » consistant à placer des liquidités sur le marché obligataire. Les données indiquent que la vente d’actions et le placement du produit de la vente en liquidités au cours de la même période ont généré des rendements nettement inférieurs.
Ce mois-ci, du moins jusqu’à présent, semble être un