Les principales banques centrales d’Europe ont commencé à baisser leur taux ou laissé entendre qu’elles les baisseraient dès cet été. Dans le même temps, la Réserve fédérale américaine (FED) a repoussé dans le temps toute velléité d’assouplir sa politique monétaire. Dans des marchés financiers globalisés et dominés par le dollar, quelles sont les conséquences de cette divergence ?
Après la Banque nationale suisse (SNB) qui baissé ses taux directeurs le 21 mars de 25 pb à 1.5% c’est au tour de la Riksbank de Suède d’agir le 8 mai avec une baisse de 25 pb à 3.75%. La même semaine, la Banque d’Angleterre (BOE) a laissé ses taux inchangés à 5.25% mais deux des neufs membres du Comité de Politique Monétaire (MPC) ont voté pour une baisse de 25 pb. Tout semble indiquer l’imminence d’une baisse de taux de la BOE cet été, peut-être dès la réunion du 20 juin. Une baisse des taux de la BCE est également largement attendue lors du conseil du 6 juin. A contrario, lors de sa réunion du 1er mai, la Banque centrale américaine a repoussé dans le temps le scénario d’une baisse de ses taux directeurs (graphique 1).
Dans des marchés financiers globalisés dominés par le dollar, tous les investisseurs ont les yeux rivés sur la FED. Ce phénomène est largement étudié