lafinancepourtous, 29/11/2025
Une obligation représente la part d’un emprunt émise par une entité (l’État, une collectivité locale ou une entreprise).
Si vous détenez des obligations, vous êtes donc le prêteur (le créancier) de l’entité ayant émis ce titre. En échange de ce prêt, vous allez percevoir des intérêts. Le taux d’intérêt est connu à l’avance par l’investisseur tout comme la durée du prêt et la date de versement des intérêts.
Comme d’autres produits financiers, les obligations sont échangeables sur les marchés et leur valeur peut évoluer (en fonction du taux directeur de la banque centrale, par exemple).
Contrairement aux actions, le versement des intérêts pour le détenteur d’une obligation n’est pas conditionné à la situation financière de son émetteur, par exemple, aux résultats financiers d’une entreprise.
Le vocabulaire des obligations
Pour comprendre le fonctionnement des obligations, quelques notions se révèlent indispensables
- Le nominal (ou valeur faciale ou principal) : il est égal au capital de départ emprunté par l’émetteur de l’obligation divisé par le nombre de titres émis. Par exemple, un émetteur décide d’emprunter un million d’euros. Ce capital sera divisé en différentes coupures, par exemple de 1 000 euros pour faciliter les échanges sur le marché. Ce montant de 1 000 euros correspond à la valeur nominale de l’obligation.
- L’échéance ou maturité : il s’agit de la durée de vie de l’obligation. Elle peut correspondre à la date à laquelle le détenteur de l’obligation se voit rembourser le montant intégral du nominal, c’est à dire le capital emprunté par l’émetteur. On parle alors de remboursement du capital in fine. Ce remboursement peut également être régulier et se réaliser par un amortissement constant (chaque versement comprend une part identique de coupon et de capital) ou par annuités constantes (le capital remboursé est constant à chaque versement). L’échéance moyenne d’une obligation est de dix ans.
- Le coupon : il correspond au versement périodique d’un intérêt au détenteur de l’obligation. Selon la nature de l’obligation, le versement des intérêts peut être régulier (généralement tous les ans) ou intervenir in fine, c’est-à-dire à l’échéance. De même, le taux d’intérêt versé peut être fixe (le revenu de l’intérêt perçu périodiquement est constant) ou variable (le taux d’intérêt varie en fonction des taux du marché). Autrefois, le détenteur d’une obligation recevait son paiement fixe en détachant un coupon qu’il envoyait à l’émetteur de l’obligation et recevait son paiement en échange. Aujourd’hui, ce procédé a disparu, mais le terme « coupon » pour désigner l’intérêt d’une obligation est resté.
- Le coupon couru : il représente la part de l’intérêt dû par l’émetteur de l’obligation à un instant T, c’est à dire la rémunération due par l’émetteur au détenteur de l’obligation entre le dernier versement du coupon et celui à venir.
- Le prix d’émission : il correspond au prix de l’obligation au moment de son émission. Ce prix peut différer du nominal. Si le prix d’émission est supérieur au nominal, on dit que l’obligation est « au dessus du pair » et inversement si le prix d’émission est inférieur au nominal.
- Le cours de l’obligation : il correspond au prix auquel s’échange l’obligation sur le marché secondaire. Il est généralement exprimé en pourcentage du nominal de façon à faciliter la comparaison entre différentes obligations qui présenteraient des caractéristiques différentes.
- Le prix de remboursement : il correspond au remboursement de l’obligation à son échéance. Il peut être supérieur au nominal de façon à rendre l’obligation plus attractive pour les investisseurs. La différence entre le prix de remboursement et le nominal est appelée la prime de remboursement.
Lire une cotation d’obligation : l’exemple de la société Gama
La cotation d’une obligation dans la presse spécialisée ou sur les sites internet dédiés peut se présenter de la manière suivante. Elle vous permet de suivre au jour le jour l’évolution de votre titre en bourse.
